L’Attrap’Soucis – Dreamcatcher

L’Attrap’Soucis – Dreamcatcher

“Pièges à soucis” c’est l’un des noms que donnent parfois encore de nos jours les habitants du Québec aux attrapeurs de rêves, non sans raison d’ailleurs…

L’Attrap’Soucis : spécialisé dans les attrapeurs de rêves (ou dreamcatchers) fabriqués artisanalement et localement à partir de matières premières d’origine 100% naturelle.

Afin de satisfaire votre curiosité, Un petit livre artisanal, fruit de recherches passionnantes et passionnées consacrées à cet ancien talisman devenu le symbole de la culture des Indiens d’Amérique du Nord, est également disponible.

La Boutique en ligne et sa page Facebook vous tiendrons au courant de son actualité.

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“Dreamcatchers : Origines, histoire et fonctions des attrapeurs, capteurs de rêves et autres pièges à soucis”. Texte et illustrations : Etienne RENARD.

Symbole de l’identité, de l’uni­té et de la spirituali­té des Premières Nations d’Amé­rique du Nord, pro­duit en série et commercialisé dans le monde en­tier, le dream­catcher conserve en­core aujour­d’hui et de façon paradoxale une grande part de son mys­tère…

Très documenté et abondamment illustré, ce petit livre unique en son genre a été conçu comme un outil pédagogique destiné au plus grand nombre, néophytes ou amateurs éclairés qui un beau jour, tout comme moi, se sont passionnés pour cet objet fascinant à bien des égards. A partir d’infor­mations de na­ture et de prove­nance très diverses, il se propose de retracer l’histoire depuis ses origines de cet an­cien talisman d’une tribu d’Indiens d’Amérique du Nord et d’en étudier les fonc­tions au sein des communautés autochtones d’hier et d’aujourd’hui, aux États-Unis et au Canada. Dans un dernier chapitre intitulé “Made in Elsass” et consacré plus particulièrement à mes créations, j’explique le sens de ma démarche qui, tout en re­vendiquant une sorte de “retour aux sources” par l’utilisation systématique et exclusive de matières premières naturelles dans la fabrication des attrapeurs de rêves, se veut dans le même temps résolu­ment ori­ginale et innovante.

En an­nexe, traduites de l’anglais et commentées, trois légendes amérindiennes (ojibwée, sioux-lakota et micmaque) ra­contant chacune à leur manière comment est né le premier attrapeur de rêves ainsi qu’une présentation succincte des vertus et des bienfaits attribués, selon la vieille tradi­tion éso­térique, aux petites pierres semi-précieuses qui décorent le filet de tous mes dreamcatchers.

A consulter à la fin du livret et pour aller plus loin, une bibliogra­phie détaillée ainsi que de nombreux liens ex­ternes, deux pages vierges étant réservées aux annotations person­nelles du lecteur.

Petit livre fabriqué, édité et imprimé par mes soins sur du papier 100% recyclé. Couverture de couleur marron foncé (imitation cuir) en carton recyclé, re­liure à l’ancienne cousue-main avec du fil de lin. Chaque exemplaire est unique et numéro­té. Format : 14,3 x 10,3 cm environ. 39 pages.

 
Dépôt légal : novembre 2014.
International Standart Book Number : 978-2-9550908-0-0  (source)

4 thoughts on “L’Attrap’Soucis – Dreamcatcher

  1. Gilles Gaudet

    Bonjour,
    Je me présente, Gilles Gaudet, je suis artisan Amérindien Huron Wendat au Québec (Canada)
    Je suis tombé sur votre page et je vous félicite pour vos magnifiques décorations. Par contre, je me demande où monsieur Etienne Renard a pris certaines informations. C’est bien la première fois que je vois le nom d’attrape soucis et j’ai 66 ans.

    Tout d’abord, en français il faut donner le nom ” Capteur de rêve ” car cet objet est spirituel et on n’attrape pas les esprits comme on attrape une balle, on les captes. Le mot “attrape” vient du mot anglais ” catch ” qui a eu une traduction facile de la part de la France.

    Mais s’il-vous-plait, ne prenez pas mon commentaire de façon négative et continuez à créer vos belles décorations murales.

    Bonne journée

    1. RENARD Etienne

      Bonjour Monsieur Gaudet!

      Tout d’abord grand merci pour votre commentaire et vos compliments qui me vont droit au coeur, d’autant plus que vous êtes artisan ET d’origine amérindienne.

      “L’Attrap’Soucis” c’est avant tout le nom de ma boutique que j’ai choisi par analogie avec le terme “Piège à soucis”, apparemment encore utilisé au Québec pour désigner les attrapeurs de rêves (dreamcatchers). Cette information, je l’ai trouvée dans un article d’un certain Guy LESOEUR traitant de ces objets (“Protège mon rêve, Mère araignée. Tradition de l’attrape-rêve et fonction du rêve chez les amérindiens du Nord, tiré à part de L’autre, Revue Transculturelle, Cliniques, Cultures et Sociétés, vol.5, n°1, 2004).

      Même si, d’après ce que vous dites (et je vous fait confiance) ce terme de “Piège à soucis” n’est pas (ou très peu) utilisé par les canadiens francophones pour désigner un attrapeur de rêves, il est clair qu’il colle tout à fait à cet objet, qui (il faut le souligner) est à l’origine un talisman. Une ethnologue américaine (F. DENSMORE) qui l’a étudié dans les années 30, le nomme d’ailleurs “spiderwebcharm”(charme en forme de toile d’araignée) et non dreamcatcher, terme qui apparaitra beaucoup plus tard dans les années 60/70, crée de toute pièce par les adeptes des mouvements hippies/new-age.

      Dans son étude concernant les coutumes de la tribu des Chippewa (Région des Grands Lacs, USA), F. DENSMORE mentionne que des petits objets circulaires imitant une toile d’araignée “étaient habituellement suspendus à l’anse des porte-bébés et l’on disait qu’ils attrapaient toutes choses malveillantes comme la toile d’araignée attrape et retienttout ce qui vient en contact avec elle”.

      Il faudrait donc plutôt parler de filtre/filet à rêves (ou à pensées) que d’attrapeurs de rêves, de ce point de vue suis tout à fait d’accord avec vous !

      Même si le caractère éminemment spirituel (et symbolique) de ces objets ne m’échappe pas, j’ai choisi d’en privilégier l’aspect esthétique. Mes décorations murales s’inspirent évidemment de modèles traditionnels déjà existants, tout en laissant le champ libre à la
      créativité. Elles sont fabriquées avec des matières premières 100% d’origine naturelle, et locales pour certaines, comme le bois des armatures (charme ou noisetier) que je vais cueillir en forêt tout près de chez moi. Et pour finir, j’ai préféré la simplicité à la surcharge de l’ornementation qui caractérise la plupart des attrapeurs de rêves vendus dans le commerce.

      Encore merci pour vos encouragements !

      Bien cordialement,

      Etienne RENARD

      P.S. : Vous pouvez trouver également toutes mes créations sur Etsy.com. Le nom de ma boutique est “SweetDreamsFromFR”.

      1. Gilles Gaudet

        Bonjour,
        Merci de votre gentillesse. Évidemment je crois à tous vos recherches et commentaires. Et si vous me permettez, il faut quand même être prudent lorsqu’il s’agit d’interprétation des dialectes tribaux et la langue des blancs quelle qu’elle soit. Entre nos peuples et les blancs, il y a un monde, et ici je ne veux absolument pas montrer un signe de raciste, c’est ainsi c’est tout. Je veux démontré ici qu’entre la langue française du Québec par exemple et la langue française de la France et aussi la langue française de la Louisiane il y a une très grande liberté d’interprétation.

        Le fait que vous appeliez le “capteur de rêve” attrape soucis où tout autre nom ne m’offense pas du tout et c’est même charmant comme nom, en autant que vous n’y attribuez pas un effet spirituel à vos œuvres qui sont super belles.

        Vous savez, au Canada anglais et français les Amérindiens ont toujours été considéré comme des méchants et aujourd’hui encore (eh oui) quand je me présente comme une personne des Premières Nations, on se méfit de moi. Alors pour venir au capteur de rêve, nous aussi on se méfit et les chercheurs quel qu’en soit leur notoriété, ont été instruits surtout dans les années 30 selon la doctrine des Catholiques qui ont provoqués cette haine envers nous.

        Seriez-vous surpris si je vous disais que les québécois avais comme héro national Dollar Des Ormeaux qui selon les livres d’école des années 80 était mort en sauvant un fort d’une attaque indienne. Alors que dans les années 2000 les historiens se sont aperçu qu’en réalité ce Dollar Des Ormeaux était en réalité un bandit qui venait de voler les fourrures des indiens et que ces derniers l’ont tué à cause de ça.

        C’est plein d’histoire de ce genre à vous faire dresser les cheveux de la tête. C’est pourquoi, et avec toute mon amitié, je crains que les chercheurs du siècle dernier aient mal interprété le sens du capteur de rêve. Les chercheurs n’ont jamais mentionnés l’enlèvement des enfants de leur famille pour tenter de leur faire oublier leurs croyances ancestraux. Et aujourd’hui encore en 2018 cet événement fait la manchette des journaux.

        Malheureusement, les gens des Premières Nations, ne sachant écrire ni le français ni l’anglais, n’ont laissé aucun documents concernant les objets sacrés ou spirituels et c’est avec un immense respect et humilité que je peux vous dire que les travaux très sérieux de ces chercheurs blancs ne sont pas juste.

        Merci beaucoup de me lire et de votre patience. La vie, les croyances et les langues de notre nation est très complexe et certains aspects ont été et demeurent toujours secret, de peur de nous les faire voler.

        Bonne continuité avec vos très belles créations.

        Gilles Gaudet

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